Comprendre les émissions de CO2 du numérique

Récemment les consciences semblent s’éveiller à une vitesse croissante en matière de préservation de l’environnement. De nombreux acteurs estiment judicieux de prendre les devants et d’agir contre le dérèglement climatique.

 

Et pour cause : le dernier rapport du groupe dexperts intergouvernemental sur lévolution du climat (GIEC) indique que pour limiter le réchauffement à +1.5°c d’ici la fin du siècle, il faudrait que les émissions de gaz effet de serre plafonnent d’ici à 2025, avant de diminuer drastiquement jusqu’à la neutralité carbone en 2050. 

Comme presque tous les secteurs, le numérique émet des gaz à effet de serre. Pour ceux qui souhaiteraient le réduire, il peut s’avérer utile de comprendre pourquoi et comment le secteur contribue au réchauffement, mais aussi d’identifier des leviers simples et clairs. 

 

Bien comprendre les ordres de grandeur 

 

Le numérique est responsable d’environ 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, en croissance de 9% par an. Quatre cela semble peu mais c’est en réalité l’équivalent des émissions du secteur aérien.

Quand on parle d’émissions de carbone, il est bon d’avoir quelques ordres de grandeur en tête pour éviter de mésestimer l’impact réel de tel ou tel élément. Pour prendre un exemple caricatural, on ne peut pas mettre sur un pied d’égalité les émissions d’une boite mail mal triée, avec celles dues à la construction d’un terminal (Tablette, ordinateur, smartphone, etc.).

 

Le graphique suivant est d’ailleurs éloquent à ce sujet

 

Pourquoi ces émissions?

 

La fabrication

S’agissant d’émissions de CO2, on peut facilement tomber dans le piège de ne penser qu’à la consommation électrique des équipements. C’est malheureusement oublier que pour certains produits à l’instar des smartphones, la grosse part des émissions de carbone sont réalisées avant même sa mise en service. De fait, on oublie trop souvent le transport, l’extraction minière, la sidérurgie, sans même parler de tous les services annexes liés à la mise sur le marché comme la R&D, les campagnes marketing, etc.  

 

L’usage

La consommation électrique des équipements individuels a une part non négligeable dans émissions de carbone du numérique, mais elle est loin d’être la seule responsable. Les échanges aussi via internet notamment, émettent du CO2 du fait des infrastructures requises pour son bon fonctionnement (datacenters, réseaux de fibre ou cuivre, etc.).

 

L’usage

La consommation électrique des équipements individuels a une part non négligeable dans émissions de carbone du numérique, mais elle est loin d’être la seule responsable. Les échanges aussi via internet notamment, émettent du CO2 du fait des infrastructures requises pour son bon fonctionnement (datacenters, réseaux de fibre ou cuivre, etc.). 

 

Le cas de la vidéo en ligne 

On n’y pense pas forcément et pourtant la vidéo de divertissement en ligne (Twitch, Youtube, Tiktok, etc.) représente 60% du trafic de données internet mondial, auxquels on peut ajouter 20% supplémentaires de vidéos utilitaires (vidéosurveillance, appels en visio, télémédecine, etc.).

La cause de cette masse de données est simple : la vidéo est extrêmement gourmande en volume de stockage. Par exemple, 10h de vidéo HD représente plus en Go que l’intégralité du Wikipédia anglais au forma texte.  

 

Que faire alors?

 

L’usage

 

Vidéo

Puisque nous venons d’en parler, commençons par la vidéo. Deux cas de figure se posent quant à la vidéo : soit vous la visionnez, soit vous la publiez. 

Dans le cas où vous regardez une vidéo, votre principal levier d’action est d’agir sur la résolution (HD, FHD, 2K, 4K, etc.) de la vidéo. Par exemple, est-il utile de regarder une conférence en 1080P, ou cette dernière peut-elle partager ses connaissances sans images, ou avec une qualité moindre ? Une émission radiophonique perd-elle vraiment en intérêt si elle est écoutée en podcast plutôt qu’en rediffusion vidéo ? Est-ce que visionner un film en full HD (1080p) impacte réellement l’expérience par rapport à un visionnage 4K ?

Bien sûr tout est affaire de sensibilité et chacun jugera seul de la pertinence du niveau de qualité pour chaque type de contenu 

Dans le cas où vous publiez des vidéos, vous pouvez la publier avec une résolution ajustée à l’usage, mais vous pouvez aussi agir sur la compression. Si les images réelles sont généralement peu compressibles, les images d’animation peuvent au contraire voir leur poids drastiquement réduit grâce à de simples manipulation. A cette fin, le Shift Project met à disposition le tutoriel suivant utilisant le logiciel Handbrake. 

 

Réduire le poid de vos vidéos

Pourquoi ces émissions?

 

La fabrication

S’agissant d’émissions de CO2, on peut facilement tomber dans le piège de ne penser qu’à la consommation électrique des équipements. C’est malheureusement oublier que pour certains produits à l’instar des smartphones, la grosse part des émissions de carbone sont réalisées avant même sa mise en service. De fait, on oublie trop souvent le transport, l’extraction minière, la sidérurgie, sans même parler de tous les services annexes liés à la mise sur le marché comme la R&D, les campagnes marketing, etc.  

 

L’usage

La consommation électrique des équipements individuels a une part non négligeable dans émissions de carbone du numérique, mais elle est loin d’être la seule responsable. Les échanges aussi via internet notamment, émettent du CO2 du fait des infrastructures requises pour son bon fonctionnement (datacenters, réseaux de fibre ou cuivre, etc.).

 

L’usage

La consommation électrique des équipements individuels a une part non négligeable dans émissions de carbone du numérique, mais elle est loin d’être la seule responsable. Les échanges aussi via internet notamment, émettent du CO2 du fait des infrastructures requises pour son bon fonctionnement (datacenters, réseaux de fibre ou cuivre, etc.). 

 

Le cas de la vidéo en ligne 

On n’y pense pas forcément et pourtant la vidéo de divertissement en ligne (Twitch, Youtube, Tiktok, etc.) représente 60% du trafic de données internet mondial, auxquels on peut ajouter 20% supplémentaires de vidéos utilitaires (vidéosurveillance, appels en visio, télémédecine, etc.).

La cause de cette masse de données est simple : la vidéo est extrêmement gourmande en volume de stockage. Par exemple, 10h de vidéo HD représente plus en Go que l’intégralité du Wikipédia anglais au forma texte.  

 

Que faire alors?

 

L’usage

 

Le reste du trafic réseau et stockage en ligne

On l’a vu, les usages autres que la vidéo en ligne ne comptent que pour 20% du trafic internet. Il est néanmoins utile et possible d’agir simplement à ce sujet, en se posant encore et toujours la question des usages. Le stockage en ligne aussi est très consommateur d’énergie puisqu’il faut alimenter les serveurs en permanence. On peut par exemple :

  • Eviter de stocker des fichiers très volumineux sur le cloud si l’intérêt n’est pas réel
  • Eviter de télécharger des doublons
  • Eviter de dupliquer les fichiers sur différents serveurs s’ils sont déjà accessibles à un endroit (hors sécurité des données). Cela est le cas lors de l’envoi de pièces jointes redondantes par exemple, ou lors de la multiplication de versions d’un même fichier.
  • Trier ses mails et fichiers sur les serveurs
  • Préférer les appels audios aux appels visio quand c’est possible
  • Toute autre mesure permettant d’éviter ou réduire le volume de données transitant en réseau.

 

La consommation électrique

On a vu le trafic internet (16% de la consommation d’énergie du numérique), mais 19% restent pour les datacenters, et 20% pour les terminaux.

Pour les premiers, il n’y a pas de formule magique. D’une part, limiter la consommation électrique se fait en limitant le volume de données (et donc le nombre de serveurs nécessaires) stockés en ligne. Sinon, c’est au niveau des administrateurs de datacenters qu’il est possible d’agir. Les gains d’énergie se font à des niveaux très classiques tels que :

  • Installation de matériel plus efficient électriquement et donc moins énergivores à performances égales
  • Isolation thermique des bâtiments et salles de serveurs
  • Pilotage de la performance en fonction du besoin
  • Etc.

 

Quant au cas de la consommation des terminaux, les mesures à appliquer sont surement les plus connues du grand public. Il s’agit essentiellement de limiter le gaspillage comme avec tout autre appareil électrique. Cela peut passer par :

  • Programmer la mise en veille prolongée
  • Être vigilants à l’extinction systématique des appareils inutilisés
  • Déconnecter les appareils en veille, notamment lorsqu’ils sont peu utilisés
  • Préférer des modes sombres qui sont moins énergivores, pour vos interfaces
  • Régler le niveau de performance du matériel en fonction de l’usage
  • Ne pas laisser de pages, d’onglets, d’applications ou encore de services inutiles ouverts
  • Etc.

 

La fabrication du matériel

 

Nous l’évoquions précédemment, la filière nécessaire à la fabrication d’un terminal (l’appareil de l’utilisateur final)  est très consommatrice de ressources et d’énergie. Qui plus est, il est à ce jour difficile de gagner en efficacité dans des secteurs comme l’extraction minière, la sidérurgie ou encore le transport. La raison est que ces secteurs cherchent déjà depuis des décennies à gagner  en efficacité puisque le coût de l’énergie est une part importante de leur coût de revient.

De fait c’est bien du côté de la consommation qu’il faut se tourner pour réduire l’impact environnemental du matériel numérique. Heureusement, des leviers bien identifiés existent depuis longtemps, et ont même des filières dédiées.

 

Durée de vie

Premièrement il s’agit d’accroître la durée de vie du matériel utilisé pour éviter d’avoir à le remplacer régulièrement. Ici, plusieurs éléments peuvent jouer favorablement :

  • Surdimensionner les performances du matériel permet d’anticiper les besoins croissants en ressources (puissance, volume de stockage, etc.) et ainsi de ne pas se retrouver avec un terminal obsolète trop rapidement.
  • Dans le cas où le matériel est limité en puissance par rapport à votre besoin, il est parfois possible de l’améliorer en changeant ou ajoutant des composants par exemple.
  • Une maintenance régulière et minutieuse du matériel, qu’elle soit physique ou logicielle, permet d’accroitre la durée de vie de ce dernier. En cela des contrats de maintenance peuvent s’avérer utiles.
  • Les constructeurs proposent plusieurs niveaux de garantie. Il peut être intéressant financièrement de souscrire des garanties plus complètes et longues, afin qu’il reste plus rentable de réparer votre matériel que de le remplacer.

 

Reconditionnement et recyclage

D’autre part il s’agit de penser à l’après-usage du matériel acheté. Premièrement certains produits sont plus recyclables que d’autres et limitent  de fait la quantité de ressources à extraire pour être remplacés.

Ensuite il est tout à fait possible de reconditionner le matériel en vue de le revendre sur le marché de l’occasion. Si un produit est obsolète pour votre usage, il peut très bien convenir à quelqu’un ayant un autre usage.

 

Pour conclure

 

Réduire l’impact environnemental d’un secteur n’est pas chose aisée, tant il faut attaquer la problématique sur plusieurs aspects. Cela dit l’exercice devient plus aisé  lorsqu’on saisit les ordres de grandeur en jeu, et qu’on se pose les bonnes questions, à savoir :

  • Questionner nos usages
  • Questionner l’impact de nos usages comme de nos solutions correctives
  • Questionner la durabilité et le devenir de nos acquisitions matérielles

De plus en plus, des organismes travaillent à nous apporter de nombreuses réponses à ces questions, et il ne faut pas hésiter à aller y puiser l’information.

 

Le Groupe Ténor de son côté ne fait pas exception, et c’est pour cette raison que nous sommes depuis peu signataires du manifeste « Planet Tech’Care ».  Ce n’est qu’un début, et en ce sens le Groupe Ténor a nommé en interne un ambassadeur chargé de proposer un plan d’actions et de se charger de sa bonne tenue. Ce sont ainsi nos habitudes, processus et autres que nous sommes en voie de faire évoluer.

 

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